Les méningites purulentes du nourrisson et de l'enfant
Un article de VotreEnfant.
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Actualités
Les vaccins anti-méningococciques du sérogroupe C (Méningitec, Menjugate, Neisvac) le méningocoque C reste un germe redoutable mortel dans un cas sur six lors d'infections invasives. Depuis juin 2009, le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) recommande la vaccination systématique de tous les nourrissons âgés de 12 à 24 mois et l'extension de cette vaccination jusqu'à l'âge de 24 ans. Une seule dose suffit quel que soit le vaccin (la nécessité de doses de rappel n'a pas encore été établie. Le vaccin oligosidique conjugué adsorbé est remboursé par la Sécurité sociale depuis janvier 2010 au pris de 24,15 euros. http://hcsp.fr/explore.cgi/hcspa20090424_meningC.pdf
iconographie
epidémiologie
679 cas d'infections invasives à méningocoques en France en 2004.
32% des cas étaient liés au sérogroupe C en 2003.
16% de mortalité liée au sérogroupe C.
8 cas sur 10 âgés de moins de 25 ans, tous sérotypes confondus.
Réseau EPIBAC, 2004
purpura fulminans
Le purpura fulminans est la forme la plus grave de méningite à méningocoques.
Le purpura se traduit par l'éruption cutanée de minuscules taches de sang qui s'étendent progressivement.
Revue de presse du vendredi 10 février 2006 (www.sfmp.net)
Le Figaro fait savoir qu'un article paru sur le site Internet du British Medical Journal met en évidence des facteurs de risques inédits pour les infections invasives à méningocoques, heureusement rares, mais graves.
Le quotidien rappelle que ce type d'infections responsable de méningites et de septicémie est une maladie redoutable qui touche plus de 600 personnes en France chaque année, notamment des jeunes enfants et des adolescents.
Le Figaro explique que des médecins britanniques se sont penchés sur 144 personnes de 15 à 19 ans atteintes de cette infection entre 1999 et 2000 dans 6 régions d'Angleterre et les ont comparées à autant de témoins, de même âge, milieu socioculturel et vivant dans les mêmes lieux géographiques que les malades.
Le journal note que le fait d'avoir été atteint d'une maladie infectieuse de la sphère ORL dans les semaines précédentes multiplie le risque d'infection invasive à méningocoques par 3 ; le fait d'avoir eu des baisers intimes sur la bouche avec plusieurs partenaires le multiplie par 3,7 ; le fait de faire des études universitaires triple également le risque.
Le Figaro indique qu'en revanche, il apparait que la pratique religieuse est un facteur protecteur, tout comme - ce qui est moins étonnant - la vaccination
Quels sont les signes les plus précoces ?
Une équipe anglaise a interrogé les parents de 448 enfants (dont 103 sont décédés) ayant présenté une méningococcémie et repris leur dossier médical. Les symptômes des 4 à 6 premières heures sont non spécifiques, ce qui explique que la moitié des enfants n'ont pas été hospitalisés lors de la première consultation. Les signes classiques (purpura, syndrome méningé, troubles de la conscience) sont apparus 13 à 22 heures après le début de la maladie. Le délai d'hospitalisation était de 13 heures chez les nourrissons de moins de 1 an et de 20 heures chez les 5-14 ans. Entre la phase d'invasion et la phase d'état, les auteurs ont repéré des petits évocateurs : douleurs des membres inférieurs, coloration anormale de la peau, mains et pieds froids. Les auteurs concluent sur l'impossibilité du diagnostic lors des 4 premières heures.
Thompson M. et coll.: Lancet, 2006, 367, 397-403
Pour en savoir plus
Sélection de sites Internet :
- * ACTIV
- * Société Française de pédiatrie
- * Institut national de veille sanitaire
- * Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire
- Prophylaxie des infections invasives à méningocoque - Circulaire n° DGS/SD5C/2002/400 du 15 juillet 2002 modifiant la circulaire DGS/SD5C/2001/542 du 8 novembre 2001
- * Forum de parents





