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La référence pédiatrique en ligne

site complémentaire du livre Votre Enfant, des Drs Rossant, éditions Robert Laffont

Le voyage de l'enfant à l'étranger

 

Un article de VotreEnfant.

Site de renseignements en fonction des pays :

Voir aussi plus bas d'autres sites pour en savoir plus

Quelques questions d'auditeurs en Afrique :


Les papiers d'identité nécessaires :

Le développements des "clubs" de vacances, la généralisation des "charters", les offres alléchantes de la publicité et des vitrines d'agences de voyage, les prix réduits sur Internet, le désir pressant d'évasion, l'attrait de l'insolite ont augmenté le nombre des voyages intercontinentaux et combien de parents qui sont partis joyeux pour des courses lointaines ont emmené leurs enfants avec eux...

Ces vacances, pour être réussies, doivent être préparées car, mal informés, désinvoltes ou imprudents, les parents risquent de commettre de graves oublis alors que quelques vaccinations, quelques mesures simples d'hygiène corporelle et alimentaire permettraient de profiter au mieux des délices exotiques.

Avant de partir au loin, une sage précaution est donc de consulter son médecin pour discuter avec lui des problèmes médicaux liés au déplacement (vaccinations, hygiène alimentaire, mode de vie, chimioprophylaxie, trousse médicale, mal des transports, prévention des piqûres de moustiques ...).

Les conseils doivent être personnalisés en fonction des pays visités, de l'âge, du contexte. Les renseignements sont obtenus en téléphonant dans les services hospitaliers de pathologie tropicale ou en consultant livres ou banques de données sur internet.

Il est possible de faire inscrire l'enfant sur le passeport de son père ou de sa mère.

Si l'enfant voyage seul, il doit avoir une autorisation de sortie de territoire établie par le commissariat de police du domicile à la demande de l'adulte qui exerce l'autorité parentale et une carte d'identité ou un passeport à son nom.

La visite chez le dentiste est une formalité indispensable tout comme l'abonnement à une compagnie d'assistance pour touristes.

1°) Les vaccins

"La vaccination est une étape aussi indispensable que la réservation des billets d'avion".

Y. Buisson (Hôpital d'instruction des Armées, Val de Grâce, Paris)

a) Le vaccin obligatoire contre la fièvre jaune (Stamaril)


Selon le règlement sanitaire international, seul le vaccin contre la fièvre jaune peut être exigé à l'entrée de nombreux pays. Ce vaccin ne peut être pratiqué que dans un centre agréé par l'OMS. Il doit figurer sur un carnet international où sont notés la date du vaccin, le numéro du lot, l'organisme vaccinateur agréé et les coordonnées du médecin vaccinateur. Le vaccin est obligatoire dans certains pays :

  • Afrique intertropicale, entre 15° de latitude Nord et 15° de latitude Sud, à l'exception de Djibouti, Somalie du nord, Madagascar et Nairobi;
  • Amérique latine, depuis Panama au nord jusqu'au 15° de latitude Sud, à l'exception de l'est du Brésil, du versant pacifique des Andes et de petites enclaves (canal de Panama, Bogota, Manaus).

La vaccination est recommandée pour tout voyage en zone d'endémie même si elle n'est pas exigée à la frontière. Certains pays, exempts de la maladie, mais qui présentent les conditions climatiques et épidémiologiques favorables à son développement (Asie du sud Est) exigent cette vaccination si les voyageurs viennent d'une zone infectée. En fait, le voyageur ne devrait même pas tenir compte des exceptions géographiques car il peut être amené à changer ses plans de voyage volontairement ou non.

Le vaccin viral vivant atténué (à conserver entre + 2 et + 4 °C) est bien toléré. La posologie est de 0,5 ml en injection SC ou IM à renouveler tous les 10 ans. Les effets secondaires sont rares et cèdent aux antalgiques (céphalées, douleurs musculaires, fièvre modérée, douleur au point d'injection 10 jours après le vaccin). Les complications à type de méningo-encéphalites post-vaccinales ont été décrites chez le nourrisson vacciné avant l'âge de 6 mois (18 cas recensé sur 100 millions de vaccinés dont 15 enfants âgés de moins de 5 mois). Le vaccin peut être associé le même jour à d'autres vaccins (rougeole, DTP...).

La protection apparaît 10 jours après la première injection. Dans le cas d'une revaccination, l'efficacité est immédiate. Les contre-indications sont rares : maladies fébriles en cours, traitements immunosuppresseurs (chimiothérapie, corticoïdes...), radiothérapie, leucoses, lymphomes, déficits immunitaires, sida, femme enceinte et nourrisson de moins de 6 mois sauf s'il existe un risque majeur et inévitable d'exposition, allergie vraie à l'ouf, à la néomycine ou la polymyxine.

En cas de contre-indication, le médecin doit remettre deux certificats au voyageur. Le premier est destiné au médecin local et doit expliquer en français, en anglais et si possible dans la langue du pays, la raison médicale de la contre-indication. Le deuxième est placé dans le carnet de vaccination international et indique qu'il existe une contre-indication au vaccin et en précise la durée. Les autorités sanitaires ne sont pas tenues d'accepter ces certificats et peuvent imposer des mesures d'isolement ou de surveillance durant 5 jours.

b) Les vaccins universels sont indispensables

La préparation d'un voyage est pour les parents un excellent moyen de se souvenir de leurs propres rappels anti-diphtérique, anti-tétanique et anti-poliomyélitique.

Les vaccins contre la coqueluche, la rougeole, les méningites à hæmophilus B et à méningocoques A et C, les pneumocoques sont fortement conseillés chez l'enfant. Le BCG est utile car la tuberculose reste fréquente dans de nombreux pays tropicaux. Le vaccin contre l'hépatite B (GénHévac B, Engerix B, HB-Vax) est très recommandé avant un séjour en Afrique Noire, en Amérique du Sud ou en Extrême-Orient. Deux ou trois injections sous-cutanées à un mois d'intervalle confèrent une bonne protection. Sexuellement transmissible, l'hépatite B peut encore dans de nombreux pays aux structures sanitaires médiocres, être transmise par du matériel ou des produits sanguins contaminés. Les accidents de circulation ou de sport étant fréquents en voyage, la vaccination contre l'hépatite B fait partie des vaccins dits "universels".

c) Les vaccins recommandés en pays tropicaux

Les vaccins recommandés sont prescrits en fonction du risque qui est lié à la durée du séjour et aux conditions sanitaires prévues.

Le vaccin contre la typhoïde (Typhim Vi, Tipherix) est mieux toléré que l'ancien TAB : moins de 10% de réaction locale et moins de 1% de réaction générale. Une seule injection IM assure une protection d'au moins 3 ans. Il est compatible avec de nombreux vaccins. L'acquisition des anticorps demande 15 jours. Ce vaccin est stable plusieurs mois à 37° C. et peut donc si besoin être amené en voyage dans le bagage à main.

Il est conseillé pour la prévention de la fièvre typhoïde chez les adultes et les enfants de plus de 2 ans, en particulier, les voyageurs se rendant en zone d'endémie en Afrique Tropicale (Angola, Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, Kenya, Sénégal etc.), en Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie etc.), aux Caraïbes, au Proche-Orient (Egypte, Libye etc.) et en Asie. Il est impératif en cas de "camping sauvage" ou de logement chez l'habitant. Il est inutile de vacciner avant l'âge de 2 ans.

Indisponible en France, il existe un vaccin vivant oral (Vivotif) dans la plupart des pays européens. Il se prend dans un liquide froid en 3 prises orales successives à deux jours d'intervalle. L'immunité dure un an.

Le vaccin contre l'hépatite A pour enfant (Havrix 720, Avaxim) se pratique en 2 injections IM à 1 mois d'intervalle, rappel 6 à 12 mois plus tard puis tous les 10 ans. Le vaccin est thermostable (il reste actif à 37° pendant 1 mois, à 45° pendant 1 semaine et l'ampoule peut donc voyager en bagage à main). Il est recommandé notamment en cas de voyage dans les pays du Maghreb. L'Havrix 720 se fait à partir de un an. L'Avaxim se fait à partir de 2 ans. Il existe un vaccin combiné hépatite A-hépatite B (Twinrix enfant : 3 injections J0, J30 et J180).

La vaccination contre les méningites à méningocoques A et C est conseillée aux voyageurs se rendant dans les pays du Sahel, du Maghreb et du Moyen-Orient. Ce vaccin est exigé par l'Arabie Saoudite pour toute personne (enfant compris) qui se rend à La Mecque lors du pèlerinage. Le vaccin, stable 4 semaines à 45° C, est très bien toléré et peut être associé à la plupart des autres vaccins. La protection n'apparaît qu'après l'âge de 3 mois pour le sérogroupe A (le plus fréquent en Afrique) et après 18 mois pour le sérogroupe C. Avant l'âge de 18 mois, on conseille de faire deux doses à quelques semaines d'intervalle. Après 18 mois, une seule dose suffit. L'immunité est acquise au bout de 10 jours et dure au moins 3 ans. Un vaccin tétravalent (A, C, Y, W135) devrait être commercialisé.

Le vaccin contre la rage est recommandé en fonction de la destination, du type de voyage et de la durée du séjour. Il est conseillé dès l'âge de la marche pour tout déplacement de plus de 8 jours en zone rurale dans un pays où sévit la rage ou pour des voyages aventureux dans des endroits d'accès difficile. En effet, le vaccin antirabique préventif permet d'éviter l'utilisation d'immunoglubulines indispensables en cas de morsures sévères et rarement disponibles dans les pays en voie de développement. Un seul vaccin est utilisé en France : le vaccin rabique Pasteur. Deux modes de vaccination antirabique sont proposés : la vaccination préventive et la vaccination après morsure.

La vaccination préventive concerne les voyageurs se rendant dans les zones de forte enzootie rabique, hors des circuits classiques. Contrairement à la vaccination après morsure, la vaccination préventive peut être pratiquée par tout médecin. Le protocole est simple : deux injections en intra-musculaire au niveau du deltoïde à quatre semaines d'intervalle (J0 et J28) suivies d'un rappel un an après, puis tous les trois ans.

La vaccination post-exposition, en France, ne peut être pratiquée que dans un centre antirabique. Deux protocoles sont utilisés :

  • le schéma classique de l'OMS comporte cinq injections IM dans le deltoïde à J0, J3, J7, J14, J30 et un rappel facultatif à J90;
  • le schéma réduit comporte quatre injections IM : deux injections à J0, une injection à J7 et une injection à J21.

L'encéphalite japonaise sévit en Asie pendant la mousson. Il existe deux vaccins, japonais (Biken) et chinois, non disponibles en France et contre-indiqués avant 1 an. Le schéma vaccinal consiste en 3 doses à J0, J7 et J30. Demi-dose pour les enfants de 1 à 3 ans. L'immunité est acquise au bout de 10 jours et dure deux ans. Les effets secondaires sont fréquents : fièvre, vomissements, douleurs abdominales, urticaire, détresse respiratoire. Des complications neurologiques graves sont possibles (2 cas sur 1 million). Ces vaccinations peuvent être effectuées sur place (se renseigner à l'Ambassade ou au Consulat).

La vaccination contre l'encéphalite à tiques (Ticovac) est recommandée pour les enfants de plus de 1 an qui partent camper l'été dans les forêts de l'Europe de l'Est, en Autriche ou en Tchécoslovaquie. Les vaccins fabriqués par Behring (Allemagne) et Immuno (Autriche) ne sont pas commercialisés en France. Un protocole accéléré avec deux doses à un mois d'intervalle permet d'obtenir une protection pour un court séjour en zone d'endémie. Des réactions générales avec fièvre, nausées, vomissements sont possibles. Il existe en Autriche des immunoglobulines spécifiques d'origine humaine, utilisables en cas de morsure de tiques chez les sujets non vaccinés.

Dans un contexte d'urgence, il est possible de faire à peu près tous les vaccins en même temps (en des sites différents). Les vaccins contre le paludisme, la bilharziose et le choléra sont à l'étude et devraient être disponibles dans un proche avenir.

2°) La chimioprophylaxie du paludisme

La chimioprophylaxie est importante vis à vis du paludisme car cette maladie est en constante augmentation dans les régions intertropicales et subtropicales. Bien faite, elle protège complètement du risque parfois mortel d'accès pernicieux à plasmodium falciparum.

3°) Le voyage aérien des enfants

Le voyage en avion des bébés ne pose pas de problème à condition d'y avoir pensé auparavant et de s'y être préparé.

Avant le vol

Les besoins des bébés sont généralement prévus par les compagnies aériennes. Toutefois, en cas d'affluence d'enfants, les réserves en couches, petits pots, et boîtes de lait pour nourrissons peuvent être débordées. Il faut donc prévoir ses propres réserves qui seront d'autant plus utiles qu'une escale imprévue ou anormalement longue est toujours possible.

Pour l'enfant de plus de 2 ans, pensez à commander un repas "enfant" au moment d'acheter le billet.

Evitez les vêtements "élégants" pour nourrissons, compliqués à mettre et à enlever. Un pyjama ou un Babygros® sont de loin préférables et il est bon d'en avoir plusieurs de rechange dans son sac.

Il faut consacrer un sac ou une poche du sac de voyage uniquement au bébé surtout pour les longs voyages:

  • 3 Babygros®
  • 6 ou 8 changes-complets
  • 2 couches de coton
  • 1 boîte du lait en poudre
  • 1 litre d'eau minérale
  • 2 biberons au moins avec tétines
  • 2 petites cuillères
  • 1 sucette ou tétine de rechange s'il en a l'habitude.
  • 1 boîte de produits stérilisants type Solustéril®
  • 3 pots de carottes, une boite de soluté de réhydratation orale SRO
  • les médicaments indispensables en cas de voyage long : Tiorfan contre la diarrhée, Motilium® contre les vomissements, Doliprane® contre la fièvre, gouttes auriculaires et nasales, Nopron® comme calmant. Evitez les suppositoires qui risquent de fondre.
  • n'oubliez pas ses médicaments éventuels : Dépakine® si épileptique, Insuline® si diabétique, Digoxine® si cardiaque etc.

Pensez pour l'enfant plus grand à apporter des petits livres, coloriages, jeux électroniques etc. pour passer le temps...!

Pendant le vol

Les enfants de moins de 2 ans ne paient que 10% du prix du billet, mais ne disposent pas de place assise dans l'avion. S'il reste des places disponibles lorsque le dernier passager a gagné sa place, vous pouvez demander à l'hôtesse ou au stewart d'en faire bénéficier le bébé.

Les travées devant les écrans de cinéma sont suffisamment larges pour installer les nourrissons sur le sol, sur un coussin, une couverture, un couffin en tissu, une peau de mouton "spécial bébé" etc. Les nacelles rigides des landaus, les couffins en osier etc. sont en règle générale interdits en cabine et voyagent en soute.

Sur certains avions, des berceaux spéciaux sont proposés.

Donnez à boire au nourrisson pendant les décollages et surtout les atterrissages afin d'éviter les douleurs aux oreilles.

Les biberons peuvent être préparés dans l'office et les petits pots chauffés. La stérilisation chimique par comprimés effervescents est la plus pratique en avion.

Il faut penser au "pot" du bébé s'il en a l'habitude et s'il refuse les toilettes pour adultes de l'avion...!

Les effets néfastes de la dépression barométrique sont réduits par la pressurisation de l'appareil. L'air prélevé à l'extérieur est injecté dans la cabine grâce à des compresseurs qui maintiennent une altitude "artificielle" variant entre 1800 et 2000 mètres. A cette altitude, l'hypoxie est minime. La dilatation des cavités gazeuses est inconfortable (gaz intestinaux etc.) et exagérée par les boissons gazeuses et les aliments fermentescibles (légumes secs, lait, maïs, chou, poivron..). Les variations de pression à la descente sont parfois pénibles : douleur des sinus ou des oreilles, sensation d'oreille bouchée. Rarement, survient une otite barotraumatique lors d'un mauvais équilibrage des pressions. En effet, lorsque l'avion monte, le gaz contenu dans l'oreille moyenne se dilate. Le surplus d'air est évacué dans la gorge par la trompe d'Eustache. Lorsque l'avion descend le gaz contenu dans l'oreille se rétracte. La trompe d'Eustache se comporte alors comme une valve antireflux et empêche l'air de la gorge de revenir dans l'oreille. Le volume contenu dans l'oreille moyenne diminue, les parois de la trompe d'Eustache se collabent et empêchent encore plus l'air de passer. La rétraction du tympan est douloureuse. Certaines manouvres ouvrent la trompe d'Eustache et favorisent le remplissage d'air de la caisse du tympan : déglutition, bâillements, mâchonnement d'un chewing-gum, manouvre de Valsalva (expiration forcée en se bouchant le nez). Chez des passagers endormis ou ne pratiquant pas ces manoeuvres préventives, ou chez des patients ayant un trouble de la perméabilité tubaire (rhume, allergie etc.) non traitée, la rétraction tympanique peut aller jusqu'à la déchirure et l'otite moyenne aiguë barotraumatique. Pour éviter les douleurs d'oreilles qui surviennent lors de la phase d'atterrissage, certains conseillent d'appliquer deux gobelets recouverts de serviettes imbibées d'eau tiède sur les oreilles tout en effectuant une manouvre de Valsalva. En cas de rhume, un traitement nasal s'impose. Une otite vraie contre-indique le voyage aérien.

4°) Ce qu'il faut emporter en voyage

Les vêtements

Renseignez-vous sur les conditions climatiques du pays visité. En général, les agences de voyage, les consulats, les librairies étrangères, les compagnies aériennes disposent de brochures très bien documentées. Vous pouvez également acheter dans les librairies l'un des innombrables guides touristiques consacrés à la presque totalité des pays. Internet permet aussi d'obtenir de nombreux renseignements.

La trousse médicale

Pensez à préparer une petite boîte à pharmacie étanche et incassable (type Tupperware) avant de partir avec votre enfant. Celle-ci tiendra compte du lieu de séjour (proximité immédiate ou non d'un médecin ou d'un centre de soins efficace), de la stabilité des médicaments à l'égard de la chaleur et de la nécessité pour certains d'être conservés au froid. Eviter les suppositoires qui voyagent mal à la chaleur, les comprimés effervescents qui pourraient faire boire de l'eau polluée, les flacons en verre cassable et les médicaments donnant des réactions cutanées au soleil.

La boite peut comporter un certain nombre de produits :

  • les médicaments nécessaires aux traitements en cours au moment du voyage ainsi que les traitements au long cours (Ventoline spray en cas d'asthme, insuline et glucagon en cas de diabète etc.).

Apportez une photocopie du carnet de santé avec ses affections et les traitements suivis, les résultats d'examens, les ordonnances éventuellement traduits dans la langue du pays visité ou en anglais. Penser à noter aussi bien le nom commercial du médicament que son nom chimique qui pourra être utile à l'étranger en cas de besoin. Renseignez-vous avant le départ sur l'adresse et le numéro de téléphone d'un centre hospitalier pour enfants.

Tableau: Pharmacie de voyage

En fonction de la destination et des conditions du voyage, prévoyez :

  • une trousse de traumatologie contenant du savon de Marseille, une paire de bons ciseaux, une pince à épiler, des pansements prêts à l'emploi (Urgo, Tricostéril etc...) du tulle gras (Antibiotulle...), du coton, des compresses stériles et un antiseptique cutané (Héxomédine, Biseptine, Bétadine etc.), une pommade Mupiderm ou Fucidine ainsi que de l'Elastoplaste, Elastomousse, Cohéban ou Urgo-band auto-adhésif, sparadrap hypoallergénique, Steri-strips ou Cicagraf, pansements tubulaires Surgifix... Un couteau suisse (en soute et pas dans le bagage main) et un thermomètre électronique sont utiles. Evitez les objets en verre cassables et les suppositoires qui fondent.
  • une crème contre les brûlures (Flammazine)
  • un antalgique antipyrétique: paracétamol, ibuprofène...
  • un anti-allergique : Célestène, Primalan...
  • une crème corticoïde (Locapred...) et une crème antimycosique (Ketoderm...)
  • une pommade antiprurigineuse : Gel fluide de Calamine,
  • un hypnotique : Nopron, Noctium
  • un antibiotique oral à large spectre en sachets ou comprimés : Clamoxyl, Augmentin, Josacine, Pyostacine,...
  • un antibiotique à visée intestinale : Bactrim,
  • un collyre antibiotique : Rifamycine
  • un collyre anesthésique (Novesine)
  • des gouttes auriculaires (Panotile, Otofa, Oflocet)
  • un antispasmodique : Spasfon-Lyoc...
  • un anti-inflammatoire : Nifluril
  • un anti-tussif : Toplexil
  • des anti-diarrhéiques : Tiorfan, Smecta
  • un anti-vomitif : Primpéran , Vogalène ou Motilium
  • un anti-helminthique : Fluvermal
  • un gel anesthésique local (Xylocaïne visqueuse)
  • un laxatif (Lansoyl unitaire)
  • ouate Coalgan pour les saignements de nez
  • baume anti-inflammatoire : Kétum
  • une crème ou un écran contre les coups de soleil...

(Tous ces médicaments sont donnés à titre indicatif exempt de toute publicité). Conservez les emballages des médicaments.

Pour les voyageurs préférant l'homéopathie lorsque c'est possible, il existe des trousses de voyage (Boiron etc...) qu'il faut remplir avec les remèdes les plus utiles c'est-à-dire correspondants à la pathologie courante.

La trousse d'urgence en pays tropical

Une trousse de première urgence est toujours nécessaire. Les produits conseillés ici ne sont bien entendu que des exemples.

En plus de la liste ci-dessus, il faut prévoir de traiter :

  • la déshydratation notamment pour les enfants (SRO : GES 45, Adiaril)
  • le paludisme : les médicaments de chimioprophylaxie selon les cas et le traitement de réserve (Nivaquine, Malarone, Lariam, Halfan, Paludrine, Quinine...) Penser à prendre suffisamment de comprimés pour toute la famille le temps total du séjour. Ne pas laisser les médicaments antipaludéens à portée des enfants (risque mortel).
  • compresses, pinces, ciseaux, seringues et aiguilles
  • attelles gonflables
  • prévention des coups de soleil (Anthélios, Photoderm...)
  • prévention des piqûres d'insectes : répulsifs, insecticides, moustiquaires imprégnées de pyréthrinoïdes de synthèse (Moskitulle, Kothrin, Cinq sur Cinq...)
  • désinfection de l'eau de boisson : Micropur ou Hydroclonazone (1 cp/l)

Les risques de contamination par le VIH et l'hépatite B lors des actes sanglants font conseiller de se munir de matériel à usage unique (seringues, fils à suture, aiguilles) pour les déplacements en zone intertropicale loin d'un centre de soins fiable. Munissez-vous d'une attestation médicale mentionnant que les seringues ne sont pas destinées à l'administration de drogues.

5°) Problèmes pratiques

Le décalage horaire

La fatigue est inévitable au cours des longs voyages. Les enfants y sont encore plus soumis que les adultes. Deux à huit jours sont parfois nécessaires pour se réadapter aux nouveaux horaires. Il est impératif de se reposer après un long voyage. L'adaptation est plus difficile lors des déplacements vers l'est car les jours sont plus courts. Aucune méthode ne semble donner de bons résultats pour rééquilibrer plus rapidement l'organisme et supprimer les effets du décalage horaire. Certains spécialistes recommandent toutefois lors d'un voyage vers l'ouest de résister au sommeil et de ne se coucher qu'à 22 h GMT ; au retour en France, se coucher à 22 heures GMT même si on n'a pas sommeil et prendre un somnifère (Noctium, Nopron...)

Le changement de climat

Les enfants sont particulièrement sensibles aux variations brusques de température et il vaut mieux éviter de leur imposer certaines rigueurs climatiques dont ils auront largement le temps plus tard de connaître les délices...s'ils le désirent...!

Les températures élevées font courir le risque de déshydratation et de "coup de chaleur" particulièrement grave chez l'enfant.

Pour l'éviter, faites porter à l'enfant des vêtements de coton clairs et amples, empêchez-le de faire des efforts physiques importants, rafraîchissez-le souvent et surtout, donnez lui à boire souvent de l'eau légèrement salée.

L'ensoleillement

Les coups de soleil doivent être évités par une exposition solaire progressive sur quelques jours, le port d'un chapeau à larges bords et l'usage d'un produit filtrant. Il est prudent de surprotéger les paupières, les lèvres, le nez, les joues, les épaules. L'application doit être renouvelée toutes les deux heures. Les gouttelettes d'eau jouent le rôle d'une loupe et provoquent des coups de soleil. Après le bain, il est donc utile de s'essuyer puis de remettre de la crème.

Il est préférable d'éviter l'exposition au soleil entre 11 et 15 heures, lorsque le soleil est au zénith. Le port de lunettes anti-solaires à verres filtrants de bonne qualité est conseillé.

L'altitude

Si vous partez en montagne, l'ascension doit être progressive et il faut proposer à boire régulièrement. Le séjour à plus de 2000 mètres est déconseillé en cas d'intolérance à l'hypoxie : hypertension artérielle pulmonaire, drépanocytose, thalassémie.

Pour les séjours à moins de 2000 mètres d'altitude, il faut compter une semaine d'acclimatation pour le nourrisson.

Les séjours à plus de 3000 mètres d'altitude sont déconseillés pour les enfants de moins de 12 ans.

L'hygiène corporelle

Elle est primordiale surtout dans les pays chauds.

Il faut se laver souvent, en insistant dans les plis des orteils, des aines, des aisselles, des fesses et bien se sécher. Il est nécessaire de se laver les mains très fréquemment surtout après avoir emprunté un moyen de transport en commun, s'être servi des W.C. ou avoir fréquenté un lieu public.

Apprenez à l'enfant à ne rien porter à la bouche...

L'hygiène des vêtements est importante en cas de transpiration.

Il est recommandé de ne jamais marcher pieds nus, et de porter des chaussures fermées plutôt que de simples sandales. Cette précaution permet d'éviter les plaies infectées, les mycoses, les morsures de serpent et les piqûres de scorpion ainsi que la pénétration transcutanée de larves parasitaires dans les pays infestés (anguillules et ankylostomes).

Tout bain, même court et partiel, en eau douce doit être évité dans les pays chauds (rivières, fleuves, oueds, marigots, lacs...) en raison du risque de bilharziose. Les eaux stagnantes exposent en outre à la leptospirose ictéro-hémorragique, aux sangsues, aux morsures de rats et aux contaminations bactériennes et virales. Les eaux courantes ne sont pas moins dangereuses : on y rencontre des poissons électriques, des serpents aquatiques, des poissons carnivores et parfois...des crocodiles !

Les piscines des hôtels sont préférables lorsqu'on veut se baigner.

La mer peut également être dangereuse : les noyades sont fréquentes en l'absence de surveillance, sans compter le risque potentiel représenté par les requins, les poissons et les coquillages venimeux

L'hygiène alimentaire

Les toxi-infections alimentaires et les diarrhées aiguës sont fréquentes en voyage, surtout dans les pays chauds.

Pour en diminuer les risques, un certain nombre de conseils doivent être retenus :

  • ne buvez que des boissons embouteillées et encapsulées (eaux minérales, jus de fruits...). Evitez de boire l'eau de puits, surtout près des villages, l'eau de mare ou de ruisseau;
  • méfiez-vous des glaçons pas toujours fabriqués avec de l'eau potable;
  • évitez les crudités (salades vertes, salades variées, salades de fruits...) et mangez que les aliments que vous avez épluchés vous-même;
  • ne consommez pas de laitages ni de beurres crus non pasteurisés ; ne goûtez pas les glaces et crèmes des marchands ambulants ;
  • ne mangez pas de viande hachée et consommez des viandes bien cuites ;
  • évitez les crustacés d'eau douce crus, les huîtres et fruits de mer.

Certains pays sont plus dangereux que d'autres et il peut être utile de donner à titre préventif un antiseptique intestinal tel que le nifuroxacide :

  • les colibacilles entérotoxiques sont fréquents en Inde, au Viêt-Nam, au Mexique, en Amérique du Sud, en Indonésie et en Afrique Noire ;
  • les shigelles sont fréquentes en Afrique Equatoriale, en Inde, en Turquie, en Egypte et en Tunisie ;
  • les salmonelles sont fréquentes en Inde, en Turquie , au Proche-Orient, en Espagne, au Portugal, en Colombie...

En cas d'absolue nécessité, si vous êtes obligés de boire de l'eau douteuse, stérilisez-la avec un filtre portatif (Chamberland, Essert, Katadyn...), un produit chimique (permanganate de potassium, eau de Javel, hydrochlonazone...) ou l'ébullition prolongée.

En aucun cas, il ne faut réduire la quantité de boissons en pays chauds car le risque de déshydratation est plus grave que celui de contamination infectieuse par l'eau.

Les insectes

Les moustiques sont des insectes très désagréables. Ils sont virulents le soir et la nuit, surtout après la pluie ou près des points d'eau. Selon les régions du globe, ils peuvent véhiculer différentes maladies : paludisme, filariose, fièvre jaune, dengue, leishmaniose...

Tableau Protection contre les moustiques

  • faites porter des vêtements à manches longues, des pantalons longs
  • imprégnez les vêtements avec Insect écran vêtement, Repel insect vêtement, Moustifluid vêtements
  • appliquez des produits répulsifs sur la peau (à partir de 1 an) : Insect Ecran peau enfant, Repel insect enfant, Prébutix enfant (renouveler l'application toutes les 2 heures). A l'exception des punaises, tous les vecteurs sont sensibles aux répulsifs.
  • installez des moustiquaires imprégnées de pyréthrinoïdes aux fenêtres, autour du lit, du berceau ou de la poussette
  • utilisez les dispositifs insectifuges : pastilles pour diffuseurs électriques, serpentins
  • vaporisez des insecticides en bombe aux pyrèthre (sans dichlorvos)

En pratique, les appareils insecticides électrocuteurs et émetteurs d'ultrasons sont peu efficaces. Les bombes aérosols contenant du dichlorvos doivent être évitées. Les agents propulseurs (fréons, butane, propane etc.) sont des substances inflammables et explosives (ne pas laisser à la portée des enfants, ne pas percer ou brûler une bombe usagée, ne pas vaporiser sur une flamme ou un corps incandescent, ne pas exposer à une température de plus de 50°C., protéger des rayons du soleil). Les serpentins doivent être placés sur une assiette ou un autre support non combustible.

Ces insecticides doivent être placés hors de portée des enfants.

Le géranium et la citronnelle ont un pouvoir répulsif qu'il ne faut pas oublier.

Les mouches pullulent également dans les pays chauds. Elles sont porteuses de différents germes. Trois espèces sont particulières en Afrique dans les régions intertropicales :

  • la mouche tsé-tsé transmet la maladie du sommeil, notamment au Zaïre, en Tanzanie et en Zambie.
  • les taons sont vecteurs de la filariose loa-loa au Gabon, au Cameroun, au Congo, au Zaïre, au Nigéria.
  • les simulies sont responsables de l'onchocercose en Afrique près des fleuves (Haute-Volta, Ghana, Côte d'Ivoire) ainsi qu'au Mexique, au Guatemala, au Venezuela et en Guyane.

Les tiques peuvent être responsables de rickettsioses (typhus, fièvre pourprée américaine, fièvre boutonneuse méditerranéenne), de tularémie, d'ornithose, d'encéphalites etc.

La méningo-encéphalite à tiques (MET) est une infection virale potentiellement grave responsable chez 30% des sujets contaminés d'atteintes du système nerveux central. La virémie se traduit par un tableau clinique pseudo-grippal pouvant durer de 2 à 4 jours. Après une rémission d'environ 8 jours, l'atteinte neurologique se manifeste par plusieurs tableaux cliniques possibles : méningites (50% des cas), méningo-encéphalo-myélite, méningo-encéphalo-radiculite...Il existerait une corrélation entre l'âge du sujet infecté et la gravité des signes neurologiques.

Le virus responsable de la MET est le TBEV (Tick Born Encephalitis Virus). Il appartient à la famille des Flaviviridae au même titre que le virus de la dengue, de l'encéphalite japonaise ou de la fièvre jaune. En fonction de la zone géographique, on distingue deux sous-types de TBEV :Eastern et Western. Le risque de séquelles irréversibles est de 46% et le risque de décès est de 0,5 à 2% pour le sous-type Western.

Zones d'endémie : zones rurales d'Alsace et Vosges, Europe Centrale

Les cancrelats, les punaises, les puces, les poux, les guêpes, les abeilles, les frelons, les fourmis exotiques, les araignées sont d'autres compagnons de voyage qu'il vaut mieux éviter...!

La rage est également un danger sérieux et l'enfant, tout comme l'adulte, doit éviter tout contact avec des animaux sauvages ou domestiques, en particulier avec les chiens errants et les ânes

6°) Principaux risques selon les régions du globe

Afrique du Nord et bassin Méditerranéen

Aucune vaccination obligatoire n'est exigée actuellement pour le Maroc, l'Algérie et la Tunisie.

La chimioprophylaxie du paludisme est inutile pour les Açores, les Canaries, les Baléares, Madère et Malte ainsi que les pays d'Afrique du Nord.

Les diarrhées par infections intestinales, les salmonelloses, l'amibiase et la lambliase sont fréquentes et imposent une hygiène alimentaire stricte excluant la consommation de produits crus. Les diarrhées sanglantes et fébriles font craindre salmonelles et shigelles. Le Bactrim conseillé encore il y a peu pose des problèmes de résistance (shigelles). L'Oroken et l'azithromycine semblent les produits actuellement les plus efficaces (les quinolones conseillées chez l'adulte sont contre-indiquées chez l'enfant).

La bilharziose persiste dans le nord du Maghreb ; il faut éviter de se tremper dans les oueds.

L'hydatidose (douve) est fréquente et il faut éviter les contacts avec les chiens.

Les leishmanioses sont fréquentes ; moustiquaires et produits anti-moustiques sont nécessaires.

Scorpions et vipères sont présents.

Faites attention au soleil et à la chaleur.

Proche-Orient et Moyen-Orient

La chimioprophylaxie du paludisme est inutile pour Chypre, Israël, le Liban, Koweït et l'Iran. Elle est par contre utile en Turquie centrale, en Syrie, en Irak, en Jordanie et dans les émirats du golfe.

Les infections intestinales, l'amibiase, les lambliases, les salmonelloses sont fréquentes.

L'hydatidose est répandue : éviter le contact avec les chiens.

La bilharziose est fréquente en Egypte, au Yémen, en Irak et en Arabie Saoudite. Tout bain en eau douce doit être évité.

Afrique Noire

La législation est variable d'un Etat à l'autre en ce qui concerne les vaccinations obligatoires. La vaccination anti-amarile est très souvent exigée.

En Afrique, il faut faire attention à tout. C'est le continent d'élection de toutes les parasitoses...

L'Afrique Noire est une zone endémique de paludisme à plasmodium falciparum. La chimioprophylaxie est indispensable pendant tout le séjour et deux mois après le retour sauf pendant la saison sèche (de décembre à juin) au Tchad, au Niger, dans la ville de Dakar et toute l'année dans les villes d'altitude en Ethiopie, à Djibouti, à Madagascar, aux îles Seychelles et à Sainte-Hélène.

L'amibiase, les bilharzioses, l'anguillulose, les ankylostomiases sont fréquentes. Tout contact avec de l'eau douce doit être interdit et il faut éviter de marcher pieds nus sur des sols boueux.

Diverses filarioses sont courantes (loase, onchocercose, filariose de Bancroft, dracunculose...) et imposent une chimioprophylaxie par la Notézine®

La maladie du sommeil sévit dans toute l'Afrique Noire, du Sénégal à la Rhodésie.

Amérique centrale, Antilles, Amérique du Sud

La vaccination anti-amarile est très souvent exigée.

La chimioprophylaxie contre le paludisme est inutile dans les grandes villes et en altitude : les Andes, Bogota, Quito, le Pérou, la Bolivie, le Mexique, les Caraïbes, les Antilles françaises.

Dans les autres régions, il faut se méfier des nombreuses souches de plasmodium falciparum résistant à la Nivaquine®. Le Fansidar® est parfois nécessaire.

Les parasitoses sont fréquentes : la bilharziose est présente aux Antilles, au Brésil et au Venezuela.

Les leishmanioses sont fréquentes ainsi que l'hydatidose et la trypanosomiase.

Inde, Asie, Océanie

La vaccination anti-amarile est très souvent exigée.

La chimioprophylaxie du paludisme est nécessaire en Inde sauf sur la côte ouest avec Bombay et la partie sud, le Cachemire, le Népal et Katmandou.

Elle est inutile en Thaïlande dans les grandes villes (Bangkok) ainsi que dans les grandes agglomérations de Birmanie, de Malaisie, des Philippines, de Singapour, de Hong Kong et à Macao.

Elle est inutile au Japon.

En Océanie, elle est inutile à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie mais s'impose dans les autres îles, notamment au Vanuatu (ex-Nouvelles-Hébrides).

L'amibiase, le choléra, les salmonelloses et les autres infections intestinales sont fréquentes en Inde.

La dengue est véhiculée par les moustiques en Océanie.

La trichinose sévit au Laos où le porc doit être consommé très cuit.

L'hydatidose sévit dans l'Est de l'Australie notamment.

7°) Les sociétés d'assistance et d'assurances

Avant de signer le bulletin d'inscription, lisez attentivement le contrat et vérifiez les clauses d'exclusion qui sont toujours plus ou moins identiques d'une société à l'autre : alcoolisme, usage de drogues ou stupéfiants, accidents provoqués par des sports dangereux etc. L'abonné doit déclarer être en bonne santé et savoir que les suites de maladies ou des accidents antérieurs à l'inscription ne sont pas assurées, à moins d'une complication nette et imprévisible. Cette exclusion propre à tous les contrats est à l'origine de la plupart des litiges entre les sociétés d'assistance et leurs abonnés, de même que les frais engagés par un abonné sans l'accord préalable de la société d'assistance.

Les garanties d'assistance sont constituées par des prestations liées aux personnes et d'autres liées au véhicule. Parmi les premières, notons l'aide médicale allant des conseils de prévention avant le départ jusqu'au rapatriement sanitaire aérien sous la surveillance d'un anesthésiste-réanimateur, aide au décès avec rapatriement de corps et participation aux frais d'obsèques, aide juridique consistant à faire l'avance de la caution pénale et des honoraires d'avocat, etc. En ce qui concerne le véhicule, l'assistance comporte le dépannage, le remorquage, l'envoi de pièces détachées, la mise à disposition d'une voiture de location ou d'un chauffeur de remplacement etc

Les garanties d'assurance sont destinées à couvrir les personnes contre certains risques (annulation du voyage, interruption de séjour, individuelle accident avec capital décès ou invalidité, responsabilité civile à l'étranger pour les dommages corporels et les dommages matériels causés à autrui, etc), et aussi les biens emportés ou achetés en route (perte, vol, détérioration ou destruction des bagages, des effets et des objets personnels, retard dans la livraison des bagages sur le lieu de villégiature etc)

La couverture des frais médicaux à l'étranger (honoraires des médecins, achat des médicaments, frais d'hospitalisation et de chirurgie...) est le résultat de deux contrats. Le contrat d'assistance assure le rapatriement et la prise en charge des frais médicaux jusqu'à un plafond qui se situe entre 10 et 50 000 F selon les compagnies. Le contrat d'assurance rembourse les frais médicaux au-delà du plafond de l'assistance jusqu'à une certaine somme qui dépend du prix payé par l'abonné.

Plusieurs sociétés existent sur le marché et toutes offrent un service plus ou moins comparable. C'est au voyageur de faire son choix en fonction de son cas particulier, de sa destination et de la nature du voyage qu'il projette. Les revues de consommateurs et l'expérience des amis voyageurs sont les meilleurs conseillers.

L'ESSENTIEL

Avant de partir avec des enfants dans un pays exotique, il convient de se renseigner sur les vaccinations obligatoires et les précautions à prendre. Une trousse de produits pharmaceutiques doit faire partie des bagages. Une hygiène rigoureuse doit être suivie. L'abonnement à une Compagnie d'Assurances pour touristes est une précaution utile

Pour en savoir plus

Adresses pour obtenir des renseignements :

  • CIMED : Comité d'information médicale du Ministère des Affaires Etrangères. 34 rue La Pérouse, 75116 Paris

Tél. : 01 43 17 60 15 - Fax : 01 43 17 63 61

  • ACIFE : Accueil et information des Français à l'étranger. 30 rue La Pérouse, 75116 Paris

Tél. : 01 45 02 14 23

  • CIVEM : Centre International de Visite d'Expertise Médicale. 17, rue de Citeaux, 75012 Paris

Tél. : 01 43 40 92 75

  • CMETE : Centre Médical des Entreprises Travaillant à l'Extérieur. 10, rue du Colonel Driant, 75011 Paris

Tél. : 01 42 96 15 44